Théâtre

La ménagerie de verre

z023

 

Etats Unis, dans les années 30 à Saint Louis : alors que le pays est secoué par une crise économique sans précédent, une famille en équilibre instable nous est présentée. Le père est parti, laissant Amanda, la mère, seule avec deux enfants, qui se réfugie dans son passé au temps de la splendeur sudiste : Tom l’ainé, qui travaille pour faire bouillir la marmite familiale et Laura, qui vit dans son monde intérieur, seuls son frère et sa mère peuvent la faire revenir dans la réalité vacillante. L’espoir qu’elle rencontre un ‘galant’ va bouleverser cette famille.

Tennessee Williams nous livre les clés qui régissent les relations complexes au sein de cette famille en plongeant dans leur intimité. Cette pièce fut son premier succès et c’est sans doute ma préférée.

Que j’avais hâte de retourner à l’Odéon, pour voir une pièce que j’aime beaucoup avec ma Queen préférée Isabelle Hupert et aux manettes un metteur en scène qui ne m’a jamais déçue : Ivo Van Hove ! Il faut dire que j’avais de fortes attentes après être tombée sous le charme de Cristiana Réali et de sa famille au théâtre du Poche Montparnasse l’hiver dernier dans la même pièce, je m’apprêtais donc à plonger à nouveau avec délice dans l’univers de Tennessee Williams.

Ma foi, j’ai été assez déçue. Je crois que c’est la mise en scène qui m’a fait le plus mal au cœur.

D’abord il y a ces très nombreuses baisses du rideau, certes rapides, mais qui hachent la pièce de façon désagréable. Les actions les plus fortes du texte se déroulent souvent au ras du sol perdant ainsi tout leur effet dramatique car il n’y a pas d’accessoires sur scène : pas une chaise, ni un lit. On vit au ras du sol !

Il y a aussi ce décor : on a l’impression d’être enfermé dans une boite dont les parois ont l’air recouvertes d’une substance peu ragoutante maronnasse alors oui c’est bien pour le coté étouffant mais le plaisir des yeux en prend un coup au moral.

Déception aussi coté comédien, alors Isabelle Huppert est à son habitude sublime et éblouissante avec un jeu intense, mais parfois trop, bien trop, intense qu’elle efface un peu, beaucoup, ceux qui lui donne la réplique. C’est Justine Bachelet qui en fait le plus les frais, elle est totalement insignifiante comme si son personnage Laura était littéralement vampirisé par sa mère. Bref je suis déçue.

Il y a le texte de Tennessee Williams heureusement.

Au théâtre de l’Odéon.

Lien vers ma chronique de la pièce au Poche : https://r42culturegourmande.com/2018/09/08/la-menagerie-de-verre/

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