Théâtre

Harvey

Photo Pologarat

Elwood P. Dowd est un homme plutôt aisé, sympathique, aimable, un peu rêveur. il aime passer son temps dans les bars à boire et discuter avec le premier quidam croisé. Tout irait bien si Elwood voulait à tout prix présenter son meilleur ami Harvey à tout le monde. Il faut qu’un meilleur ami qui est un lapin blanc géant, ce n’est pas commun ! et puis Elwood a un peu passé l’âge d’avoir un ami imaginaire, il fait le désespoir de sa sœur Vita et surtout de sa nièce Clémentine qui est en age de faire son entrée dans la bonne société. Les affabulations de son oncle lui font disparaitre tous les espoirs de vie sociale qu’elle espère. Suite à une dernière intrusion d’Elwood et Harvey lors de leur dernière soirée, Vita prend la décision de faire interner Elwood sur les conseils de son avocat. Il s’en suivra une longue série de confusions et quiproquos tous aussi saugrenus et drôles que cette histoire.

C’est Mary Chase, qui a écrit Harvey, immense succès de l’autre coté de l’Atlantique et qui gagnera le prix Pulitzer pour ce roman en 1945.

La mise en scène de Laurent Pelly (qui est aussi en charge des costumes), brillante, est soulignée par la scénographie fluide de Chantal Thomas et les belles lumières de Joël Adam. Les différents décors semblent glisser sur le plateau comme des danseurs légers. Il n’y a pas de temps mort. L’opposition entre Elwood, le doux rêveur, et les autres personnages est visible : Elwood est nonchalant avec une démarche tranquille alors que les autres sont dans le mouvement comme s’ils suivaient un métronome. Une, deux, une, deux ! Le contraste est réussi.

Il faut dire que Jacques Gamblin est fantastique (comme à chaque fois), son Elwood est gracieux avec une pointe facétieuse. Sa démarche et son élocution font passer l’émotion. C’est un plaisir de le voir évoluer parmi les autres. Les autres justement : il y a le directeur de la clinique Pierre Aussedat et le psychiatre Sanderson (Thomas Condemine) qui forment un duo très drôle. Christine Brucher est une Vita sur les nerfs et nous suivons ses tourments avec intérêt.

Agathe L’Huillier, Lydie Pruvot, Emmanuel Daumas, Grégory Faive, Katell Jan et Kevin Sinesi sont les autres protagonistes de la soirée et sont tous très parfaits.

Harvey est une parfaite balade distrayante mais il ne faut pas oublier ce qui est sous entendu : être différent c’est normal !

MAC, Créteil  12 et 13 janvier 2022 à 20h

Théâtre Montansier, Versailles 18 au 22 janvier 2022 à 20h30

Théâtre de St Germain en Laye 28 janvier 2022 à 20h45

Théâtre de Gascogne, Mont-de-Marsan 2 février 2022 à 20h30

L’Olympia, Arcachon 4 février 2022 à 20h45

L’Avant-Seine, Colombes 8 mars 2022 à 20h30

Théâtre Jean Vilar, Suresnes 10 et 11 mars 2022 à 20h30

CADO, Orléans 17 mars au 1er avril 2022

Un commentaire sur “Harvey

  1. Belle plume 🙂 hésites pas à venir faire un tour sur mon site Intel-blog.fr et à t’abonner si ça te plaît 🙂

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