Danse

Ballets Chopiniana et Paquita

Le retour d’Irina Kolesnikova  au TCE avec la troupe du Saint Petersbourg ballet était un évènement à ne pas manquer pour moi.

Arrivée dès l’ouverture du théâtre, j’ai pris le temps de regarder les autres spectateurs se poser à leur place. Deux ont particuièrement retenus mon attention : une petite blonde avec une robe de princesse blanche et une petite brunette de la même taille en robe robe dragée, moyenne d’age estimée 6 ans et demi. Les deux enfants s’installent deux rangs devant moi…

Revenons à nos ballets :
Chopiniana est un ballet en un acte de Michel Fokine qui s’appellait à l’origine les Sylphides. Il fut créé le 8 mars 1908 au théâtre Mariinski de Saint Petersbourg. Fokine adopta le tutu long pour la première fois avec ce ballet. C’est donc en tutu long que se présentèrent l’étoile et le corps de ballet sur le plateau du TCE qui utilise le décor de la foret du lac des cygnes. La musique est de Chopin, le final de Stavinsky et est très bien interprété par l’orchestre dans la fosse.
Chopiniana c’est l’évocation des rêveries d’un poète entouré de sylphides via une suite de danses. Le rideau se lève sur un jeune homme au centre, entouré de deux sylphides qui penchent pensivement la tête. Une troisième se trouve à ses pieds dans une pose de vol figé. Le corps de ballet se déploit en demi cercle autour d’eux. Réveillées par la musique, les sylphides s’animent et le ballet commence. Les tableaux s’enchainent, un peu sombres à mon gout, il semble ne pas y avoir d’espoir pour le poète. On sent la froideur dans le jeu des danseurs.

Paquita : peu d’informations trouvées sur ce ballet en un acte, la musique est d’Edouard Deldevez et la chorégraphie est de Marius Petipa. Le ballet démarre sur une musique chaleureuse dans le décor de la salle de bal du chateau du lac des cygnes. Le corps de ballet envahit le plateau et livre une belle prestation enjouée. Ce ballet contraste par l’ambiance et le rythme enlevé avec le précédent. Le ballet se poursuit par une suite de solos et danses de petits groupes où chacun des danseurs livre le meilleur de lui même, celà ressemble à une exhibition des meilleurs pas de chacun. Et l’effet sur mes deux petites voisines du début est immédiat : l’une lève ses bras en arabesque pour imiter Irina Kolesnikova, l’autre applaudit tout le temps !  Des vocations et des passions sont nées ce soir là !

C’est sans doute le début d’une belle histoire pour ces deux petites puces.

Au milieu de ce beau tableau, je regrette seulement que les ballets fussent si courts : 40 minutes chacun, ce n’est pas assez pour moi.

 

 

 

 

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