Classique

Macbeth

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Dans mon Ecosse chérie, une tragédie s’est nouée autour du couple Macbeth… Shakespeare a produit une version de ce qu’il s’est passé et j’attendais avec beaucoup d’espoir de visualiser cette version, revue par Stéphane Braunschweig à l’Odéon.

Pour nous faire vivre l’ascension puis la chute du couple royal Macbeth, j’attendais un tourbillon de folie mais je n’ai eu qu’un petit souffle d’air qui fait tourner la tête certes mais sans rendre complètement dingue.

Les comédiens d’abord, il y a un écart sensible entre les superbes David Clavel, qui joue Banquo et Christophe Brault, qui incarne le roi Duncan et quelques autres personnages, ils sont éclatants de justesse et le couple meurtrier : lady Macbeth (Cloé Réjon) qui n’a pas l’aura maléfique attendue et Macbeth (Adama Diop) que je n’ai pas vu basculer dans la folie effrayante décrite par l’auteur. Pour moi j’aurai souhaité sentir son esprit se gangréner et le voir physiquement, le ressentir,… mais pas beaucoup de sensations de ce coté là.

La mise en scène démarrait bien !
J’ai aimé le début avec le positionnement des sorcières puis les jeux avec la lumière, il y avait une ambiance plaisante… je me suis crue sur la lande avec les sorcières même si les carreaux blancs de la boucherie étaient présents mais est arrivé le premier noir, long (suffisament pour que mon voisin consulte son portable, il devait déjà s’ennuyer)…puis le second qui m’a semblé encore plus long (là j’ai perdu mon voisin qui a sombré dans le sommeil). Arrive l’entracte, à la fin de celle ci, je me retrouve seule dans ma baignoire prévue pour 6, autant dire que j’avais de la place et je dis ça sans me faire mousser !

Je ne suis pas sure d’avoir compris les intentions de mise en scène, c’est dommage. Par contre, le décor du chateau Macbeth, genre boucherie avec du carreau blanc du sol au plafond, avait un petit coté piquant avec ces couteaux au mur qui m’a bien plu et qui servait la folie ambiante.

Dernier point suprenant, l’ajout dans l’adaptation de commentaires sur le Brexit et la BCE… certes les comédiens sont en tenue contemporaine mais à quoi bon, ce n’est pas l’esprit de la pièce.

Bref, un Macbeth en demie teinte.

A l’Odéon, jusqu’au 10 Mars 2018

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