Théâtre

12 hommes en colère

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Conseil numéro 1 : Quand on va voir cette pièce au théâtre, il faut faire abstraction d’une part du magnifique film de Sidney Lumet et ne pas comparer avec les versions précédentes de la pièce si on l’a déjà vu, ce qui est mon cas : je l’ai vu une fois à Londres et deux fois à Paris.

Autant ‘oublier’ le film a été assez facile, autant oublier la dernière fois où j’ai vu cette pièce fut plus compliqué. (En l’occurrence la mémorable version du Théâtre de Paris avec Michel Leeb)

Conseil numéro 2 : la pièce étant plutôt statique, il convient d’être très proche de la scène à l’orchestre pour profiter au mieux des échanges non verbaux entre les 12 jurés. M’étant retrouvée à la corbeille de face, j’étais clairement trop loin pour apprécier pleinement ces échanges qui sont extrêmement importants pour cette pièce.

L’histoire : 12 hommes en colère  (« Twelve angry men ») est une pièce écrite en 1953 par l’auteur américain Réginald Rose qui y retraçait sa propre expérience en tant que juré dans une affaire de meurtre sordide. Cette pièce fut adaptée en 1957 à l’écran par Sidney Lumet.

La pièce est fidèle au déroulé du film, même si elle fait l’objet d’une nouvelle adaptation par Francis Lombrail. Le décor est gris, froid, voir glacial : c’est une salle de délibération pour des jurés.

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Photo Lot

C’est la journée la plus chaude de l’année. Le temps est à l’orage. Et l’ambiance ne va pas tarder à devenir orageuse aussi car on juge un jeune de 16 ans soupçonné d’avoir poignardé son père après une violente dispute. Le condamné encourt la chaise électrique. ‘Tout’ le désigne, mais le juré 8 doute, il n’y a pas l’unanimité à cause de lui lors du premier vote. La règle, c’est que le vote doit être unanime car le doute profite toujours à l’accusé. Les esprits s’échauffent car certains sont pressés d’en finir mais le juré 8 ne se démonte pas, il demande à être convaincu et il pose des questions. Son attitude va influencer doucement mais surement le jugement dles autres.

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Photo Lot

La mise en scène est très sobre, j’ai trouvé les personnages un peu trop statiques d’où j’étais. Les comédiens sont tous très bien, mention spéciale pour Bruno Wolkowitch le juré 8 qui s’oppose au juré 3 Francis Lombrail particulièrement décidé à faire passer le jeune à la chaise électrique.

Forts des conseils 1 et 2, vous profiterez pleinement de la pièce.

Au théâtre Hébertot jusqu’au 30 Décembre 2017.

 

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