Pièce contemporaine

Dans la solitude des champs de coton

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Photo Jean-Louis Fernandez

 

« Dans la solitude des champs de coton » est une pièce de Pierre Marie Koltès et mise en scène par Charles Berling : C’est une pièce à deux personnages écrites pour deux hommes : le dealer et le client. Mais Charles Berling la joue avec une comédienne, Mata Gabin : un homme blanc et une femme noire. Le contraste est saisissant.

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Photo Jean-Louis Fernandez

 

En introduction, une femme lit au micro la définition du mot dealer de Koltès (prologue de l’ouvrage).

Puis le noir se fait, soudain un coup de tonnerre, et Charles Berling, surgit tel un diable, d’un fauteuil de la salle au cœur du public, il reste debout, pétrifié dans une position d’attente, vêtu d’un simple costume passe partout : c’est le client. Il aperçoit au loin la dealeuse sur son trajet, Mata Gabin.

L’ambiance est oppressante. Sur la scène immense pour seulement les deux comédiens, le fond est un mur sombre partagé en son centre par une ruelle peu engageante au-dessus de laquelle brillent par intermittence quelques enseignes aux néons fatigués. Une planche permet le passage de Berling sur la scène mais pour le moment il reste dans le public. Un fond sonore accentue le coté inquiétant. J’adore !

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Photo Jean-Louis Fernandez

 

Un face à face animal va s’engager. La dealeuse harangue le client : « Si vous marchez dehors, à cette heure et en ce lieu, c’est que vous désirez quelque chose que vous n’avez pas, et cette chose, moi, je peux vous la fournir…c’est pourquoi je m’approche de vous … », Hésitant, le client finit par se rapprocher. Un duel verbal s’engage mais aussi physiquement car ils se tournent autour comme des combattants. Il y a plusieurs phases au cours de cet échange complexe et on découvre que les deux comédiens peuvent jouer sur une large palette de tons. Leur scénographie est aussi très réussie.

Charles Berling et Mata Gabin sont des comédiens de haute volée, leur interprétation est sans faille.

« Dans la solitude des champs de coton » est une pièce qui nous emprisonne dans son ambiance et nous fait vivre l’échange entre les deux comédiens avec intensité. C’est vraiment superbe !

 

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Photo Jean-Louis Fernandez

A la Manufacture des oeillets d’Ivry sur Seine jusqu’au 22 Octobre 2017.

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