Danse

Le rouge et le noir

Photo : S.Loboff

Julien Sorel, le protégé de l’abbé Chélan, est engagé comme précepteur des enfants de Monsieur et Madame de Rênal mais rapidement il s’éprend de la maitresse de maison. Cet amour est dénoncé par une servante et il est contraint d’aller au séminaire mais il n’y reste que peu de temps puisque l’abbé Chélan lui trouve un poste de secrétaire chez le marquis de La Môle et qui est le père d’une superbe Mathilde…

Faire du roman de Stendhal un ballet, voilà le défi que le chorégraphe Pierre Lacotte a décidé de relever sur la scène du Palais Garnier. Défi où il s’est totalement investi puisqu’il signe à la fois le livret, les chorégraphies, les costumes et les décors. Cette création est ambitieuse : près de 400 costumes élégants et de nombreux décors noirs et blancs qui se succèdent en rideau fermé.

Distribution ambitieuse aussi pour le soir de première, le 16 Octobre, qui prévoyait les étoiles Mathieu Ganio (Julien Sorel), Amandine Albisson (l’éblouissante Mme de Rênal), Stéphane Bullion (M. de Rênal), Myriam Ould-Braham (Mathilde de la Môle) et Valentine Colasante (la superbe servante Elisa) : un fort beau casting !

Florian Magnenet. Photo : S.Loboff

Le ballet commence.

Acte 1 : l’action se déroule chez les Rênal où Julien entreprend de voler un baiser à Mme de Rênal mais Mathieu Ganio s’arrête très vite. Blessé, il est obligé de céder sa place au premier danseur Florian Magnenet, qui au pied levé, assume son rôle dans une des scènes les plus réussies du ballet : la scène d’amour avec Mme de Rênal. Le public exigeant du Palais Garnier ne s’y trompe pas, Florian Magnenet s’en sort très bien, c’est un Julien Sorel totalement crédible qui tiendra son rôle jusqu’au final sans défaillir. Les pas de deux et les portés sont d’une grande fluidité. La délicatesse d’Amandine Albisson fait penser aux descriptions du roman.

L’acte 2 semble long, il démarre fort sombrement au séminaire comme pour créer un contraste rafraichissant avec les magnifiques mais nombreuses scènes de bal chez le marquis de la Môle qui vont suivre. L’acte 3 nous conduit à la fin de l’histoire avec un certain brio, les scènes en prison et le jugement sont particulièrement émouvantes, là encore c’est Amandine Albisson qui apporte une émotion forte, sa douleur est palpable. Pierre Lacotte délaisse le style classique lors de la scène de l’église et l’effet produit par la danse commune est visuellement réussie.

Le public est ravi par ce ballet aux allures classiques dont Pierre Lacotte a si bien senti l’essence.

A l’Opéra Garnier jusqu’au 4 novembre 2021

Photo : S. Loboff

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