Comédie musicale

Berlin Kabarett

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Berlin, République de Weimar, dans les années 30, la montée du nazisme….

Kirsten dirige d’une main de fer, un cabaret dans une Allemagne chahutée entre décadence et crise économique. Elle est entourée de son ancien amant Karl auteur de chansons, de Fritz un pianiste compositeur et de son fils Viktor qui se travesti à merveille. Le chaos extérieur doit s’arrêter avant qu’on entre dans la bulle qu’offre ce cabaret.

La pièce démarre à la fin de la seconde guerre par un interrogatoire où Kirsten raconte la vie de son cabaret par une série de flashback, le public devient alors témoin de ses souvenirs et de l’atmosphère qui régnait dans ce lieux à la fois sur scène mais aussi en coulisse.

Dans la salle du Poche, aménagée en mode cabaret avec des petites tables et chaises autour. On peut commander à boire auprès d’un charmant serveur et après avoir trinqué, on plonge au cœur de cette histoire musicale. Les artistes créent, se préparent derrière la scène, exécutent leurs numéros et rient ou se disputent férocement, c’est leur vie que nous découvrons et pas un simple spectacle de cabaret. C’est très prenant car nous sommes tout proche des comédiens et partageons leur intimité. J’ai beaucoup aimé cette ambiance.

Les musiques et chansons sont sympathiques, j’ai bien aimé les pastiches de comptines enfantines (il court, il court le Führer). La mise en scène est fluide alors que le plateau est tout en longueur et bien sûr, il y a les comédiens qui sont tous merveilleux !

Marisa Berenson, féline à souhait, est magnifique. Le rôle lui va comme un gant car il a été pensé pour elle par Stéphan Druet qui a écrit cette belle histoire. Sebastian Galeota est toujours aussi surprenant dans ses transformations en femme, il chante, joue et danse avec une même aisance. Jacques Verzier, avec de nombreux rôles dans des musicals à succès, ne dément pas son talent (j’avoue, j’ai un petit faible pour lui mais chut !!). Les compositions musicales de Stéphane Corbin sont bien agréables. Loïc Olivier aux percussions et Victor Rosi au cornet complètent ce tableau avec bonheur.

On passe donc un moment agréable même s’il fait un peu chaud dans la salle du théâtre. A vos éventails !

Au Poche Montparnasse jusqu’au 15 Juillet 2018.

BERLIN KABARETT (Stephane Druet 2018)

Crédit photo : Victor Tonelli 

 

 

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